Moi et la cigarette electronique


Hier après-midi, je suis allée chez une amie. Nous avons dîné ensemble et j’ai dormi chez elle. Quand je suis arrivée chez elle, j’avais envie de fumer (ben oui, j’arrête pour le moment !). Elle a une cigarette électronique. Alors, je me suis laissé tenter et j’ai fumé avec sa vapoteuse. Au début, je toussais beaucoup. Cependant, j’ai commencé à m’y habituer.

Elle avait une autre cigarette électronique et je pensais que ce serait une bonne idée de la prendre et de l’utiliser également pour arrêter de fumer.

 

Mais… Oui, parce qu’il y a un mais. En fait, je ne l’ai pas vu sur le coup. Mais, je l’ai vu quand nous sommes sorties manger dehors. La batterie est tombée en panne. Au début, je me suis dite zut ! Toutefois, cette petite expérience me fut profitable. En fait, j’avais encore quelques pastilles à sucer. J’en ai même proposé à mon amie pour calmer le manque de nicotine.

C’est à ce moment-là que j’ai commencé à me dire : oui, mais c’est comme la cigarette finalement ! Si la batterie tombe en panne, c’est comme quand le paquet est vide. Bien sûr, c’est mon observation.

Nous sommes allées manger avec sa fille et sur le chemin du retour, je ne pensais plus à la vapoteuse. Nous étions à l’arrêt de bus. Le fait que nous ayons joué avec sa fille et discuté m’a fait oublier le fait que je suis une ancienne fumeuse (et qu’avant, j’aurai fumé plusieurs cigarettes pour attendre le bus).

Chez elle, elle a remis à charger sa cigarette électronique et elle a pu tirer dessus dès qu’il y avait un peu de batterie.

 

J’ai parlé ce matin avec elle avant de partir. Elle m’a dit qu’hier soir, elle pensait à sa cigarette électronique avant, après le repas et à l’arrêt de bus. J’en suis venue à la conclusion qu’utiliser une cigarette électronique, c’est juste changer sa façon de fumer. Mais que ce n’est pas réellement une aide pour arrêter de fumer.

Le geste est là et le besoin de nicotine aussi. Alors, on peut se dire que c’est moins nocif et qu’en diminuant le dosage, on peut arrêter de fumer avec la cigarette électronique. Oui à condition que ce soit contrôlé et ça demande beaucoup de force et de volonté en réalité. Et en plus, il y a un truc qui est identique à la cigarette classique : le fait que l’on envoie des shoots de nicotine dans le cerveau. C’est comme la cigarette normale.

Vous allez me dire ceci : et toi avec les patchs ? La différence est que les patchs diffusent de la nicotine en continu et qu’en les diminuant très progressivement, on se désintoxique en réalité. C’est comme l’héroïnomane qui est sous méthadone et qui réduis lentement son traitement de substitution. On ne dit pas de lui qu’il consomme parce qu’il prend de la méthadone comme l’héroïne (à condition qu’un addictologue soit là-derrière).

C’est pareil pour les substituts nicotiniques. Il faut les réduire petit à petit et être suivi par un tabacologue. Alors que pour la cigarette électronique ça n’existe pas. De plus, comme la cigarette électronique envoie rapidement de la nicotine dans le cerveau et qu’elle contient (la plupart du temps) de la nicotine, on ne résout pas le problème de base : la dépendance à la nicotine.

 

Pour moi en tout cas, c’est simplement changer de comptoir, fumer d’une autre manière. Vous avez déjà vu un animal fumer ? Ou un bébé ? Même si la cigarette électronique semble moins dangereuse qu’une cigarette classique, on reste dans les gestes, le comportement et surtout l’addiction à la nicotine.

 

Bref, c’est en observant mon amie avec sa cigarette électronique que j’en suis venue à cette réflexion qui m’est propre évidemment !

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