L’hospi se passe bien


Il y aura des difficultés avec certains patients, c’est évident. Mais, globalement, tout se passe bien. Je suis en forme. Je suis un peu haute, mais je me demande si je ne retrouve pas simplement mon état originel ou si c’est juste comme ça pour le moment.

Il y a d’autres bipolaires dans le service. Notamment, ma voisine de chambre avec laquelle on parle de notre maladie commune. Ce qui est bien, c’est qu’elle connaît très bien les symptômes. Aussi, quand elle me voit bouger dans tous les sens, elle l’accepte et ne m’en veut pas. Il y a aussi un autre patient très sympa qui est également bipolaire et avec qui ça se passe bien. Puis, il y a un homme, un Marocain d’un certain âge, qui est super gentil avec moi et il me donne régulièrement une cigarette. Juste parce qu’hier matin, je lui en ai donné une alors qu’il n’avait plus rien et attendait l’après-midi pour avoir l’autorisation de sortir en acheter.

Certains me disaient de ne pas me faire gratter, mais de mon côté, je n’allais pas rester sans rien lui donner parce que je connais cette angoisse de ne plus avoir de cigarettes et de ne pas pouvoir en acheter. Que ce soit à l’hôpital ou ailleurs.

Par rapport à ma mère, je pleure quand j’écris à son sujet ou quand j’en parle à quelqu’un. C’est normal. Je suis en deuil.

On m’a donné un autre médicament pour dormir (le séroquel ou xeroquel comme vous voulez). Je ne sais pas si c’est ça qui m’aide à aller mieux. J’ai un dosage de 100 mg et un psychiatre par le passé m’a expliqué que jusqu’à 200 mg, il a un effet antidépresseur tout en stabilisant les humeurs. Seul souci : j’ai des effets secondaires. Peut-être que mon corps va s’habituer ? Je ne sais pas.

En attendant, on a arrêté l’étumine, car ça n’allait pas avec ce médicament. Des effets secondaires épouvantables et pas d’action. Alors, on l’a arrêté à ma demande.

Ma mère me manque. La voir, lui parler, manger avec elle, la prendre dans mes bras… Elle me manquera toujours. Mais, mon challenge est d’apprendre à vivre sans elle maintenant. Grandir. À 41 ans, presque 42, il serait temps.

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