Le Zyprexa, une camisole chimique


Je me sentais, aujourd’hui, dans le même état que lors de mes hospitalisations en psychiatrie. Je ne sais même pas si je vais écrire beaucoup, car je suis “bloquée”, incapable de faire quoi que ce soit. Avec le cerveau qui s’est transformé en une grosse purée. Il ne répond plus. La télécommande qui le fait fonctionner ne marche plus… depuis que j’ai repris du Zyprexa.

Il a bien fallu pourtant ! J’ai fait une séance de méditation il y a deux jours et j’ai réalisé que cette hyperactivité cérébrale indiquait que j’étais de nouveau en phase d’hypomanie. Alors, j’ai réagi illico comme je le fais toujours. Même quand ma psychiatre n’est pas joignable (comme en ce moment). J’ai pris d’abord un comprimé, mais j’ai dû en reprendre un deuxième.

Hier, j’en ai pris deux. Donc, 20 mg depuis 2 jours. Oui, on va me dire contacte ta psychiatre, mais elle est en vacances. Cependant, j’ai bien l’intention de la contacter ce lundi ou mardi. J’ai téléphoné à une éducatrice il y a deux jours et lors de la réunion hebdomadaire où ma psy sera présente, elle va lui en parler.

Quant à moi, je vais patienter et je vais la contacter dès ce lundi. À savoir après-demain. Alors, je peux patienter encore… Oui, mais j’en ai marre !

Je ne sais plus où j’en suis. Je prends mon traitement de fond comme il le faut, mais j’ai déconné avec le trazodone car j’en ai pris davantage. C’est ça qui a créé une phase d’hypomanie. Donc oui. Je reconnais que j’ai mal géré mon traitement et aujourd’hui, je me retrouve totalement amorphe avec le Zyprexa.

Quand j’étais hospitalisée, je voyais des patients zombie. On les bombardait de médicaments jusqu’à ce qu’ils aient de la bave au coin des lèvres. J’ai gardé un mauvais souvenir de mes hospitalisations en psychiatrie même si certaines étaient vraiment nécessaire. Je me sens dans le même état que lorsque j’étais hospitalisée : une larve humaine.

Les antipsychotiques (ou neuroleptiques, appelez ça comme vous voulez) réduisent vraiment l’activité cérébrale, mais ont de sacrés effets secondaires durs à vivre :

  • Fatigue.
  • Prise de poids.
  • Somnolence diurne
  • Et transforme le malade en quelque chose qui ne bouge plus.

Vivement que ma psychiatre revienne de vacances et que je puisse la voir. Je suis fatiguée.

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2 comments on “Le Zyprexa, une camisole chimique

  1. Bonjour, je te comprends à 100%.J’ai vécue une situation similaire vis à vis de ce médicament Zyprexa et c’était un vrai cauchemar. Entre l’état de zombie et la prise de poids de 30kilos,la spirale ne semblait plus prendre fin Heureusement mon psychiatre a compris que ce n’était pas une solution pour moi et m’a changé mon traitement. Aujourd’hui je vis normalement avec un poids redevenu normal. Courage à toi.

    • petitenajia on said:

      Merci pour ton commentaire. J’ai arrêté le zyprexa et il est vrai qu’en termes de prise de poids, c’est violent.
      J’avais pris 20 kg. Là, je perds du poids petit à petit, mais il me reste encore 12 kg à perdre.

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