L’obsession du moment


Je mets cet article dans deux catégories : journal d’une bipolaire et pensées d’une vénusienne.

En fait, je suis obsédée par mon poids ! Ben oui, comme des millions de femmes dans le monde ! Mais pas que… Ce qu’il se passe, c’est que j’ai mangé comme une ogresse hier soir parce que j’ai pris mon neuroleptique du soir pour dormir. Et que ce dernier est orexigène. Donc, je n’arrivais plus à contrôler ma sensation de faim qui provenait directement du cerveau.

Sinon, je parcours les livres sur Amazon et je me dis que ce serait bien d’aller à la Fnac ou même simplement la bibliothèque pour lire des livres sur la perte de poids. Je n’écris pas un énième livre sur le régime. Les régimes, je n’y crois pas. On perd du poids et puis, on le reprend ! Avec les régimes. Il faut, au contraire, apprendre à écouter son corps. C’est là-dessus que je joue.

Donc, je reprends. J’avais discuté avec un homme sur un site belge de rencontres et il avait visité mon site web. Il me disait que j’étais obsédée par mon poids. Heu… oui… heu… c’est vrai ! laugh

Bon, de 80 kilos, je suis passée à 72 kilos. Mais en réalité, si je ne suis autant obsédée par mon poids, c’est tout simplement parce que je me sens mal dans mon corps. Je ne m’étais pas rendue compte de ma prise de poids (à cause du zyprexa) jusqu’à ce que je me voie dans un miroir. Et là, je me suis dit ben voilà, je reprends les kilos que j’avais perdus en ayant arrêté le seroquel.

En réalité, c’est comme des millions de personnes souffrant d’un trouble psychiatrique. J’en parle avec les autres dans le centre d’activité où je vais : eux aussi aimeraient bien perdre les kilos que les médicaments leur ont fait prendre. Tout simplement.

Changement de regard sur soi. Changement du métabolisme basal. Changement tout court.

Donc, je reviens à cette épineuse question : vais-je réussir à dormir sans étumine qui m’ouvre, lui aussi, l’appétit et ne me laisse pas tranquille tant que je n’ai pas mangé ? Je sais que ça vient du cerveau et pas du corps cette sensation de faim le soir quand je prends mon traitement. Je le ressens, connectée à mon corps qui ne me réclame pas grand-chose en journée.

Alors, je pense qu’il me faudra un sacré dose de volonté pour ne pas me ruer sur l’étumine le soir pour dormir et chercher à avoir un sommeil naturel… heu naturel ? Puis-je encore y parvenir alors que ça fait 15 ans que je prends des médicaments le soir pour dormir ? Je ne sais pas. Qui ne tente rien n’a rien. Si je n’essaie pas, je sais que je ne saurai pas. Mais, c’est comme quand j’ai arrêté la cigarette. Je ne savais pas vers quoi j’allais. Résultat : je sais qu’aujourd’hui, je suis allée vers la libération d’une addiction.

Peut-être qu’avec mon traitement du soir, c’est pareil ? Peut-être que c’est aller vers une semaine (ou deux) chaotique et puis que les choses vont rentrer dans l’ordre comme ça a été le cas avec la cigarette ?

Alors, on pourrait se dire qu’il y a la solution de trouver un médicament pour dormir sans prise de poids ? Chez moi, ça ne marche pas. Je ne peux pas prendre d’anxiolytiques à effet sédatif. Donc, il ne me reste plus que les neuroleptiques et ils ont tous un effet orexigène. Pas de bol pour moi.

Ma psychiatre me donne des conseils de bon sens commun. J’aime pas le bon sens commun. En philo, à l’université, j’ai appris qu’il fallait se méfier du bon sens commun justement. Je ne saurai plus vous recracher mon cours de philo (trop d’années écoulées et un cerveau endommagé), mais je fais confiance à mes profs d’unif.

Bon. Il me reste plus qu’à essayer et voir les résultats. Ni plus, ni moins.

La suite dans un prochain article. Je ne sais pas. Peut-être bien ou peut-être que quand j’aurai atteint mon poids santé, je cesserai de rédiger des articles et continuerai à écrire mes livres.

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